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Keruzha considère que l'artistique, réputé inutile et nécessaire, doit garder sa part d'inutilité pour être pertinent, tout en soignant les ouvertures et les liens qui le rendent nécessaire. De là le développement de deux jambes pour marcher : la création, et la mise en lien de cette ressource créatrice, le partage des processus qui la mettent en mouvement, au service de capacitations collectives. Le but est de susciter des migrations esthétiques, culturelles, cognitives, ... amenant chacun à (re)considérer l'altérité, la vulnérabilité, la force, pour mieux être/ devenir/ demeurer acteur à sa mesure propre au regard d'enjeux des communs, et requestionner les déplacements symboliques qui sous–tendent les déploiements (la valeur absolue transposée sur le comptable ou sur le sens, le soutien de l'élan vital par la consommation ou par la perspective, ... ). La démarche implique une dimension politique et un ancrage dans le quotidien. Elle peut se résumer comme étant un projet de résonances en recherche–action. Après une première phase exploratoire de 2010 à 2024, création et capacitations collectives réunies dans une même activité, les bilans et l'évolution des pratiques de la culture nous amènent aujourd'hui à soigner le lien entre les deux parties, tout en donnant plus d'espace à chacune et en en différenciant les conditions d'essor : s_keruzha pour sam/ samàsa/ sàmno : création réorientée en une exploration de cheminements en résonances, s'inscrivant dans l'économie du don et du partage ; ds_keruzha pour design social : capacitations collectives réorientées en développement de méthodes et d'outils en parallèle d'un travail de recherche. |